Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 09:29

 

Que ne lit-on pas d’intéressant dans le Monde !

 

Durant l'été, je tombai sur un article, ma foi fort croustillant, au sujet du père de Nicolas Sarkozy, prénommé Pal.

 

L’Humanité avait déjà parlé du bonhomme en 2007, mais lorsqu’un journal social-démocrate s’y met, rien ne va plus !!!

 

Outre le fait que le patriarche Sarkozy incarne une caricature désopilante de l’être de classe bourgeois (opportunisme, affabulation politico-mondaine, petites pépés, beaux arts et reconversion in extremis), vous découvrirez le passé de Sarkozy fils, bien éloigné de l’histoire « pauvre fils d’immigré » qu’il eut si souvent revendiquée.

 

Avec émotion, Sarkozy nous avait déjà fait pleurer sur le « saumon sous plastique » qu’il mangea enfant, tandis que ses petits camarades des beaux quartiers en consommaient de qualité supérieure (genre, traiteur).

 

Que nenni !

 

Le communisme international peut clamer une grande victoire : il a « bousculé » la famille Sarkozy !!!

 



 

Ah oui, Pal peint des portraits de son fils.

C’est beau et plein de bon goût, non ?

 

 

 

LE MONDE DU 17 AOUT 2009 :

 

PAL SARKOZY, BOUSCULE PAR L’HISTOIRE

 

 

L'âge et des problèmes de dos l'ont bien raboté de quelques centimètres, mais Pal Sarkozy porte haut ses 81 ans et reste un bel homme, avec l'assurance de qui s'est toujours su pour les femmes un doux péril. Le vieux monsieur cultive une exquise courtoisie qui dénote - il le sait - l'homme du monde, même en short et en chemise à fleurs.

 

Il prend le soleil à Ibiza, esquisse ses prochains tableaux et regarde passer les filles avec le charme blasé des grandes familles austro-hongroises, qu'un destin tragique a égarées loin de l'amère patrie.


La vie du père du président de la République a été bousculée par l'histoire et s'il a choisi de s'installer en France un peu par hasard, il en a fait une légende magnifique. Ses méandres lui échappent un peu, qu'importe : les fausses confidences sont encore du Marivaux, ce qui n'est pas pour lui déplaire.

Pal Istvan Ernö Särközy Nagybocsaï est né le 5 mai 1928 à Budapest dans une famille de la petite noblesse hongroise, anoblie en 1628 par la grâce d'un aïeul qui a taillé des croupières aux Turcs. Il raconte fort bien ses tendres années sur les immenses terres à blé du château paternel d'Alattyán - "une gentilhommière", corrige modestement le monsieur - près de Szolnok, une petite ville au sud-est de Budapest, dont son père était aussi le vice-maire.


Pal aurait grandi entouré de domestiques
, allait à l'école à cheval et a souvent raconté qu'il avait été envoyé, comme tous les jeunes aristocrates fortunés, chez les bons Pères en Suisse, où il apprit le français. L'histoire est un peu moins romanesque.


Pascale Nivelle et Elise Karlin, dans une enquête serrée sur la famille, Les Sarkozy, une famille française (Calmann-Lévy 2006), ont découvert que György, le père de Pal, n'était qu'un clerc de notaire devenu fonctionnaire municipal, puis effectivement vice-maire de Szolnok. Le château d'Alattyán a bien existé, mais il appartenait à un lointain cousin. Les enfants y allaient "le week-end et pendant les vacances", concède Pal aujourd'hui.


En 1938, un scandale éclate à Szolnok. Sarkozy père est jugé pour détournement de fonds, il s'exile à Budapest et y devient gérant d'une entreprise de tricot. "Une usine de casseroles", croit sans rire son fils, qui a gommé ces épisodes un peu pénibles. "J'avais 10 ans, j'étais interne, on ne parlait pas de ça à la maison."


Le petit est chez les Pères prémontrés à Gödölö, puis chez les jésuites. Pal Sarkozy ne parle pas beaucoup de la guerre. Un de ses frères est pourtant hussard dans ces années troubles et la famille semble avoir eu de la sympathie pour l'amiral Horthy, le régent nationaliste entré en guerre aux côtés de l'Allemagne nazie en 1941.


Pal explique avec aplomb que l'amiral a fini par être déporté à Auschwitz : il a en fait tranquillement fini ses jours au Portugal. Ce n'est pas le régime ultranationaliste ni l'occupation allemande que fuient bientôt les Sarkozy. C'est l'Armée rouge.


Ils s'installent en 1944 dans le sud de l'Autriche, mais György se morfond et décide de rentrer au pays. "Il ne comprenait rien à la politique", explique Pal. Toute la famille passe de l'autre côté du rideau de fer ; le château d'Alattyán a été transformé en lotissements, et à Szolnok, György meurt un soir de 1948, à 51 ans. Pal envisage avec terreur de faire son service militaire chez les Russes. Il décide de repasser à l'Ouest, sa mère lui donne sa bénédiction, la chevalière paternelle et rendez-vous à Paris, dans un hôtel de l'avenue Pierre Ier-de-Serbie.


Pal passe sans difficulté en Autriche, file en Allemagne au consulat français de Baden-Baden, qui lui refuse un visa, et échoue à Innsbruck, en Autriche. C'est là qu'il rencontre un recruteur de la Légion étrangère qui lui paie des coups et lui en promet d'autres : le jeune homme signe un engagement pour l'Indochine. "Parfois les mauvais choix sont les bons, philosophe Pal. S'engager pour l'Indochine à 20 ans, c'est le plus mauvais qu'on puisse faire, finalement je suis arrivé à Paris et l'un de mes fils est président de la République..."


On l'envoie de Strasbourg à Marseille, il tombe heureusement lors de la visite médicale sur un compatriote hongrois qui demande au gamin : "Qu'est-ce que tu fous là ?" Pal lui raconte son histoire ; le lendemain il est déclaré inapte et on le jette dans un wagon à bestiaux pour Paris avec 1 kg de haricots et une baguette de pain.


A Paris, en décembre 1948, il fait un froid de gueux, Pal a faim, du journal autour des pieds faute de chaussures. Le jeune homme passe sa première nuit recroquevillé sur une bouche de métro, place de l'Etoile.

Il file le lendemain au centre des réfugiés qui lui délivre un passeport d'apatride, puis chez un grand-oncle maternel qui habite rue Ordener, dans le 18e arrondissement.


Le grand-oncle lui ouvre les bras, c'est la fin des vaches maigres. Le jeune homme décroche vite un boulot, enchaîne chez un architecte, son charme fait merveille et il a un bon coup de crayon. Il fait de petits portraits de la bonne société des exilés de l'Est et finit par tomber amoureux d'Andrée Mallah, la jolie fille d'un médecin bourgeoisement installé dans le 17e.


Pal, en frac, épouse Andrée avec faste en février 1950, et s'installe chez beau-papa, au 2e étage d'un hôtel particulier.
Le médecin accepte d'entretenir son gendre le temps qu'il apprenne un métier. L'apatride n'est plus en danger : il n'aura fallu qu'un an au jeune va-nu-pieds pour faire son trou.

Le couple a bientôt trois enfants, Guillaume (1951), Nicolas (1955) puis François (1957), tous nés d'un père apatride malgré les efforts du beau-père qui veut un gendre naturalisé français, ce qu'il ne fera que vingt ans plus tard. "Avec quatre femmes françaises et cinq enfants français, je commençais à me sentir français", précise Pal.


Les époux se séparent : Pal épouse une jeune femme d'origine hongroise, puis une autre avec qui il a deux autres enfants, puis finalement Inès, avec qui il vit depuis trente-neuf ans. "Mon mari a toujours été un séducteur, explique calmement son épouse. Il cherchait des femmes de bonne famille, mais pas riches. Riches, il en perdrait le contrôle."


Financièrement, Pal a réussi. Son studio de publicité a employé jusqu'à 40 personnes et lui assure une retraite confortable, entre Ibiza et l'île de la Jatte, à Neuilly
. A 78 ans, il s'est jeté dans la peinture et expose à Madrid, Tunis, à la Fiac. Les toiles, un mélange de peinture et de photos travaillées sur ordinateur par son complice Werner Hornung, se vendent plutôt bien.


Pal juge qu'il a eu une belle vie et est assez satisfait de s'être installé en France, quand sa mère a choisi Munich. Il allume une cigarette - il a commencé à 15 ans, "parce qu'embrasser une fille qui fume si vous ne fumez pas, c'est terrible" - et grille un petit paquet par jour. Quand il se met à tousser, il change de marque. "J'ai un grand avantage sur vous, sourit l'élégant monsieur. Je ne peux pas mourir jeune."

 

Par Sophie - Publié dans : Culture
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 11:00

Camarades,

 

Prochaine Assemblée Générale le  jeudi  27 août à 18 h 30 (section de Lyon).

Ordre du jour : Rentrée politique, poursuite de la réflexion sur les régionales.

 




 


Militant PCF









Par Sophie - Publié dans : Vie de la cellule - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 12:43



Ordre du jour : Les Régionales, Bilans et Compétences.

 

INTRODUCTION

 

En préambule, je rappelle que la tenue de cette AG avait été votée à notre dernier rendez-vous de section (AG du 10 juin).

Nous y avions en effet appris, stupéfaits, que la stratégie du PCF aux régionales serait entérinée en… octobre 2009.

 

Nombre de militants,  effrayés par ce calendrier tout en précipitation, avaient réclamé une AG pour instaurer le débat.

 

Son organisation n’aura été discutée ni en Comité Exécutif, ni en Bureau de section, ce que des camarades bien informés taxent « d’un amateurisme inacceptable, sinon de mauvaise foi. »

 

L’ordre du jour (les Régionales, Bilans et Compétences, donc) surgit ainsi d’un quasi-néant, et sait décevoir les troupes. On s’attendait davantage à un débat sur la stratégie du Parti aux régionales, ou tout au moins, à glaner quelques informations sur comment serait choisie la stratégie…

 

Le mot « stratégie » recouvrant le choix des alliances pour les élections, ainsi que leur organisation : dès le premier tour ? Au deuxième ? Voire, pas du tout d’alliance ?

 

Mercredi soir, nous nous retrouvons ainsi à 35 communistes, un chiffre non négligeable tenant compte des départs en vacances, et autres acquis sociaux issus de 1936.

 

Débutent, à 19h15, plus de trois heures de débat marathon…

 

LES COMMUNISTES A LA REGION

 

Sont présentes, pour livrer leurs bilans d’élues communistes :

 

Marie-France Vieux-Marcaud (Vaulx-en-Velin), vice-présidente de la région déléguée à la formation initiale et Sabiha Ahmine (Lyon), conseillère régionales.

 

 

Au cours de l’introduction à l’AG, il ressort qu’un groupe de travail, constitué de huit représentants (un par cellule) sera créé, avec pour mission de « surveiller le fait que le débat sur les régionales irrigue bien tous les adhérents ». La définition du programme s’arrête là, et aucun nom ne sera avancé…

 

 

Tour à tour, les conseillères régionales prennent la parole, présentant leurs bilans.

Elles siègent au sein d’une majorité de gauche alliée notamment avec le PS, le PG et les Verts.

 

Marie-France Vieux-Marcaud affirme que la région est un organe institutionnel très important, où l’on peut « réellement faire de la politique,  mettre les mains dans le cambouis, et susciter un impact direct sur la vie quotidienne ».

Entre autres, la multiplicité des compétences permet l’option de véritables choix de société. Par exemple, l’emploi, la qualité de vie lycéenne, le développement durable, les transports TER de la SNCF.

 

 

Sabiha Ahmine se réjouit d’une telle rencontre, où des adhérents lyonnais reçoivent des conseillers régionaux. Cette occasion de dialogue lui semble « bien trop rare ». Personne ne pense à évoquer l’opportunité de rencontre que constituent les AG, régulièrement organisées tout au long de l’année.

Un adhérent, un peu plus tard, pointera ce manque de contact entre élus régionaux et militants, et encore une fois, Sabiha Ahmine partage son regret. Cependant, elle rappelle que ce mandat gestionnaire est le tout premier pour la gauche en Rhône-Alpes. Peut-être fallait-il essuyer les plâtres, ensuite, les relations seront mieux organisées. L’existence de la feuille électronique des élus communistes à la région est, en ce sens, un premier pas.

La préoccupation politique de Sabiha à la région, c’est avant tout la défense des droits en général, et ceux des « minorités » en particulier (femmes, étrangers). Cette notion de droits est, dit-elle, « une véritable clé pour entrer, convaincre, et se faire entendre partout ».

 

Quant aux prochaines élections régionales, les deux conseillères régionales émettent le même souhait : constituer une majorité la plus large possible, et davantage ancrée à gauche.

La formule rappelle – mot pour mot ? – le rapport de Pierre Laurent à ce sujet, et les possibilités qu’elle recouvre ne seront pas traduites en termes concrets, soit, en noms de partis politiques.

 

La parole est donnée à la salle.

 

A titre personnel, j’ai regretté que, une fois leur présentation finie, la parole ait rarement été rendue aux deux élues.

Des adhérents les interrogeaient, ou les interpellaient, mais la parole était ensuite directement donnée à un autre intervenant, ce qui ne leur laissait guère l’occasion de réagir.

 

CARTON ROUGE A SARKOZY ET POINTS DE RUPTURE

 

Dans leur présentation, les conseillères avaient appuyé l’opportunité de « résistance » qu’offre une région postée à gauche. Le village gaulois contre l’envahisseur libéral, en quelque sorte.

Evoquant leur travail avec le Parti Socialiste au sein de la majorité, elles ont admis rencontrer des difficultés, mais retiennent le salvateur « barrage contre la droite ».

Cette notion sera reprise plusieurs fois dans la soirée, par des adhérents peu convaincus.

 

L’alliance improbable de Hénin-Beaumont en est une première illustration. Un parti comme le PCF, qui stigmatise « le vote utile », peut-il cependant cautionner « l’alliance utile » ?

Et jusqu’à quel point faut-il à tout prix « contrer la droite » ? Quelles concessions peut-on accepter, et lesquelles doit-on refuser ?

Où se situe le point de rupture de cette logique ?

La question est posée, plusieurs fois je l’ai dit, mais les réponses sont ou esquivées, ou non sues.

 

Le spectre du Front de Gauche hante le débat. Les adhérents communistes ne sont toujours pas certains de la position de leur parti sur la poursuite – ou pas – de cette dynamique aux régionales.

Quelle que soit l’alliance, la crainte de la dissolution du PCF dans des partenaires plus ou moins sociaux-démocrates, en démobilise plus d’un.

 

Ils sont au moins trois, parmi 35 personnes, à s’être prononcés contre la démarche du Front de Gauche, et pour un PCF révolutionnaire.

 

Nous écoutons des camarades, souvent des élus (à quelque degré que ce soit), déclarer qu’ils n’ont pas comme objectif la fomentation d’une révolution, mais celui de changements sociétaux progressifs en vue de l’abandon du capitalisme.

Position qui, à mes oreilles inexpérimentées, me semble définir exactement la social-démocratie du PS, mais après tout… Ce n’est que mon avis.

Sur la question, on devine les nerfs se tendre, les mâchoires se contracter, les dents se serrer, et l’émotion sourdre…

D’autant plus que l’histoire des alliances du PCF avec des partis « de gauche » ne brille pas par sa gloire. Le Programme commun n’a-t-il pas amorcé le déclin électoral du parti ? Que penser de l’échec patent des collectifs anti-libéraux de 2007 ? Jusqu’à quel point accepter des alliances : en dépit de la perte de toute identité communiste ?

 

Ce dernier thème est cher à des jeunes, et moins jeunes, camarades.

Il suscite aussi l’agacement.

 - Ce n’est que de la théorie, vous avez de beaux discours sur le Grand Soir, mais en attendant, beaucoup d’élus se décarcassent pour changer les choses dans la vie des gens !

 - Et les privatisations du gouvernement Jospin, est-ce que ça a changé la vie des gens en bien ?

 - Vous ne voyez que le verre à moitié vide, et jamais le verre à moitié plein !

 - Oui, mais pourquoi pas des élus qui émaneraient des luttes ?

 

Le profil « houleux » de la toute récente élue européenne Marie-Christine Vergiat (région sud-est) illustre bien ce dernier point.

Un travailleur, syndiqué (ou pas d’ailleurs), avec l’expérience de luttes (syndicales, ou autres), n’aurait-il pas été un candidat plus… « communistement » acceptable ?

La réponse manque.

Mais la question est posée, dorénavant.

 

UN DEBAT PAR CONTUMACE

 

Toute prise de parole est transcendée par la stratégie.

Le débat se construit autour d’une inconnue, d’une absente, qui nourrit autant les doutes que les espoirs.

 

En vain, les adhérents exigent de la clarté à ce sujet.

Le PG, par exemple, a déjà fourni un désir très clair : la poursuite d’un Front de Gauche élargi, dans l’optique de convaincre le récalcitrant NPA, et dans le refus total d’intégrer le Modem.

En quoi le PCF peut-il se permettre de semblables tergiversations ?

Caprice de diva, ou hésitations de responsables dépassés par les évènements ?

Au soir des élections européennes, Marie-George Buffet, sur les plateaux de télévision, donnait pourtant l’impression d’avoir tranché : le Front de Gauche continue.

Un enthousiasme guère partagé par une masse de camarades (souvent avec mandat électif) : leurs réticences ont sûrement ralenti les choses.

 

La soirée est longue, les interventions nombreuses, et, faute de développement durable, des adhérents développent trop durablement... aux yeux de ceux qui n’ont pas encore parlé.

 

L’on s’énerve, à partir de dix heures, de n’avoir toujours pas eu son tour de parole.

La liste est longue.

L’on perd patience.

Ce que l’on manifeste avec plus ou moins de tact, et de respect.

Au moment où je devais prendre la parole, un « ancien » m’interrompt brutalement, considérant son tour prioritaire au mien.

Je sais apprécier l’élégance du geste, sachant que je n’ai pas pris la parole an AG depuis environ… un an ? Voire, jamais (j’ai adhéré il y a un an et demi).

 

LE PROCESSUS DE CHOIX DE LA STRATEGIE

 

Je prends donc la parole pour me renseigner sur la façon dont va être choisie la stratégie aux régionales, inquiétée à ce sujet par la lecture d’un article du Monde.

 

En synthétique, voilà la réponse que me fournissent Sabiha Ahmine et Marie-France Vieux-Marcaud.

 

Fin septembre, le Conseil National fixera sa position en se basant sur les « remontées des fédérations et des sections ».

 

Le choix stratégique sera soumis au vote des adhérents, par voie référendaire OUI / NON, avec un résultat non pas national mais régional.

 

Les incertitudes demeurent.

A quelle date exactement les adhérents voteront-ils ? Et voteront-ils un programme ? Une stratégie ? Des listes ?

 

Je demande ce qui se produira en cas de réponse négative majoritaire, et n’obtiens pas de réponse claire.

 

 

INCIDENT DIPLOMATIQUE « PROPOSITION DES CELLULES »

 

Des camarades ont proposé à l'AG de voter la motion suivante: « L'assemblée générale demande que toute proposition de candidature communiste lyonnaise aux élections régionales de mars 2010 soit proposée par la cellule du candidat. »

 

L'idée était de lier une candidature à des militants et, ce faisant, de contribuer à renforcer le lien entre communistes et élus communistes.

 

Le vote n'a finalement pas eu lieu : un tiers des camarades était déjà parti, une discussion de fond repartait malgré l'heure tardive, la formulation méritait d'être retravaillée, puisqu'elle égratignait les statuts...

 

L'AG a décidé de passer ce vote au début de la prochaine AG (fin août).

 

Affaire à suivre, donc.

 

 

 

Pierre et Sophie

Par Sophie - Publié dans : Vie de la cellule
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 12:17


Bientôt, la feuille du 7ème dans vos boîtes aux lettres : pour tous les adhérents de Lyon 7ème.


Par Sophie - Publié dans : Vie de la cellule - Communauté : Parti Communiste Français
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 11:08

 

 

(Quand c’est long, c’est bon…)

 

 

 

 

  Mercredi 10 juin dernier, la section PCF de Lyon organisait une Assemblée Générale. Une quarantaine de communistes se sont retrouvés, afin de débattre, à l’ordre du jour : premier bilan des élections européennes (campagne, résultats) et perspectives.

 

Quarante adhérents présents, peu ou prou : on approche des 10 % de représentation, la section de Lyon comptant environ 500 communistes.

C’est avec soulagement que j’ai constaté la présence de nombreux jeunes militants – j’entends par jeunes moins de quarante ans. Tous les arrondissements étaient représentés.

Danièle Lebail, secrétaire de la fédération du Rhône, était présente pour écouter les Lyonnais.

 

L’ordre du jour avait trouvé son écho. Il y eut matière à parler. A mon départ, nous avions déjà passé presque trois heures en réunion.

 

Le secrétaire de section inaugure la séance avec une généreuse analyse personnelle des résultats européens, nationaux et lyonnais.

Un couac laisse nombre de militants déconcertés : le choix de la stratégie pour les élections régionales (printemps 2010) sera opté… en octobre 2009.

On s’interroge : quelle préparation, quand on prévoit la relâche des deux mois estivaux juillet et août ? Aurons-nous le temps de bien préparer nos listes, de consulter les camarades, et de forger un débat digne de ce nom ? La façon dont a été votée la liste Front de Gauche pour les Européennes a froissé moult communistes lyonnais : précipitée, secrète, obscure, voire incohérente.

Tel était en tout cas leur ressenti.

On craint un bis repetita. Une Assemblée Générale pour débattre à ce sujet est demandée pour début juillet.

Lors de mon départ, je ne savais toujours pas si une date avait été fixée ou non.

 

La cellule des 1er-4ème arrondissements a revendiqué une campagne réussie, car mobilisatrice : une quarantaine de communistes et de militants d’autres organisations du Front de Gauche ont conjugué leurs efforts. Le retour de camarades disparus de notre horizon depuis longtemps, les a particulièrement encouragés.

Constat unanime, partagé par d’autres cellules : le Front de Gauche, ça vaut bien mieux que de travailler avec le PS.

Pour la crédibilité du PCF, cette nouvelle stratégie devient même salutaire.

 

Des critiques se font néanmoins sur le contenu idéologique du message Front de Gauche. L’argument du « vote sanction contre Sarkozy » manquait de pertinence, dans une campagne qui devait peut-être dépasser les questions nationales.

 

L’abstention massive (environ 60 % en France et à Lyon) suscite différentes interprétations.

On l’a beaucoup lu dans l’Huma, et on l’entend à nouveau, la droite au pouvoir a tout fait pour dévitaliser ces élections et minimiser leur importance. Une orchestration, pernicieuse, accordée en coulisse…

Problème déroutant, les abstentionnistes sont majoritairement issus des classes populaires – qui sont censées former notre électorat.

Les jeunes aussi se sont abstenus, et pas des étudiants. La négation utilisée, « les jeunes non étudiants », est assez désagréable à mes oreilles de travailleuse, mais on me conseille de ne pas le prendre mal.

Je m’exécute et cesse de grommeler.

Abstention, toujours. Manœuvre droitiste, ou bien scepticisme bien excusable du peuple envers cette Europe libérale, qui depuis sa création, s’est construite contre ses intérêts, et sans vraiment se préoccuper de son avis (ratification du Traité de Lisbonne) ?

 

Le score pulvérisateur des Verts est passé au crible. Il fallait plus parler d’écologie ! D’autres moins enclins à la repentance accusent l’influence du film Home.

Un prosaïque s’interroge : puisque l’écologie est de toute façon présente dans les préoccupations des Français, ne serait-il pas temps de préciser la position du PCF sur l’environnement, et, entre autres, sur le nucléaire ?

Des acquiescements assez effrayés suivent.

Des Verts victorieux, ça laisse prévoir la formation d’un front social-démocrate entre les écologistes, le Modem et le PS… La pertinence de la formation Front de Gauche rallie encore, face à ce potentiel adversaire, l’unanimité.

 

Mais le Front de Gauche, ça continue ou pas, au fait ? L’optimisme volontariste de Marie-George Buffet, sur le plateau de France 2 dimanche dernier, a dérangé. Ne faudrait-il pas consulter les communistes, avant toute décision hâtive ?

Et, si jamais le Front se poursuit bel et bien, peut-on sérieusement envisager une alliance avec le PS dès le premier tour des régionales ?

Toute une tradition électorale menace d’être remise en question…

 

Danièle Lebail (secrétaire fédérale et membre du Conseil National) prend la parole. Elle se réjouit de l’élection de Marie-Christine Vergiat (dont, finalement, on a bien peu parlé jusqu’ici), qu’elle présente comme une élue utile. La députée européenne a garanti un contact régulier avec les communistes de la région sud-est, contact dont nous ne connaissons pas encore les modalités concrètes. Et, autre élément à saluer, le PCF augmente enfin son score d’une élection à l’autre.

 

Je dois ici souligner l’intervention d’un camarade du 1er-4ème, laquelle, je le crois, a été la plus écoutée et la plus approuvée. Cette campagne, dit-il, a fait retrouver aux militants le goût de la fraternité. Le silence des médias ne lui pose aucun problème : le PCF n’est-il pas avant tout un parti populaire, qui représente un mouvement populaire, et dont la communication doit avant tout se faire directement, en allant trouver les gens dans la rue ? Pour lui, les européennes étaient des « élections bobo », et notre modeste succès promet un énorme potentiel. Les abstentionnistes formant notre électorat traditionnel (classes populaires), imaginons les scores possibles en rajoutant les 6,5 % d’électeurs aux européennes ! Alors, il devient impensable, pour les régionales par exemple, de continuer à travailler avec des gens en qui, nous les communistes et le peuple, ne faisons plus confiance – et l’on parle bien sûr des socialistes. Les mots que le camarade utilise percutent : des politiciens réactionnaires et menteurs…

Il pose un ultimatum  : retournez donc avec les socialistes, mais vous ne trouverez plus de militants pour se mobiliser ! Nous avons fait le Front de Gauche, nous l’avons aimé, nous l’avons porté à une victoire certes relative mais réelle : nous n’irons plus avec le PS !

Des débuts d’applaudissements fusent. Et ils n’émanent pas des adhérents de sa cellule, mais de partout dans la salle…

 

Une touche plus « lutte des classes » se fait entendre grâce à un jeune communiste. Pour que le Front de Gauche se poursuive, nous le PCF, force motrice, devons renforcer notre parti, et nourrir nos idées de base communistes. L’électoralisme est dénoncé comme une impasse pour le PCF dont le rôle n’est pas de plaire, ni de se complaire, mais de bousculer, déranger, et de surtout contrer la bourgeoisie.

 

Cette perspective de lutte demeure, quand un autre jeune suggère la création de luttes locales, dans le cadre des régionales. D’ailleurs, une formation interne sur les compétences de la région lui semblerait indispensable…

 

 

Je retiens deux éléments de ces trois heures de discussion, qui correspondent à notre ordre du jour.

 

- Galvanisés, enhardis, enthousiasmés par le Front de Gauche et ses cinq députés, les militants ont exprimé, en une écrasante majorité, leur réticence totale pour de futurs retours au bercail PS.

 

- Quant aux régionales, les lyonnais comptent bien faire entendre leur souveraineté, et n’accepteront pas un débat bâclé, des décisions prises à la hâte, et encore moins si cela se fait contre leur nouvel élan.

 

 

Sophie

Par Sophie - Publié dans : Vie de la cellule
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